6 raisons de voir impérativement « Bienvenue au Gondwana » !



Bienvenue au Gondwana sort dans les salles françaises ce mercredi 12 avril. Un film africain réalisé par Mamane et qui voyagera dans toute l’Afrique. Un projet nécessaire et bienvenue, qu’il faut impérativement soutenir. Si vous doutiez encore, voici les 6 principales raisons pour lesquelles vous devez aller voir cette comédie.

Numéro 1 : C’est- un film africain ! Il est si rare de voir un film écrit, dirigé et réalisé par des africains qu’il est important de le souligner. La production est signée Mandarin, la distribution Wild Bunch, mais l’initiative est celle de Mamane. L’humoriste qu’on avait découvert au Jamel Comedy club et qui officie depuis au sein de la République du Gondwana,  signe son premier long-métrage, authentique et moderne. Élément essentiel, la majeure partie du film a été tournée en Côte d’Ivoire !

Digbeu Caravet et Gohou Michel en promotion pour le film "Bienvenue au Gondwana"

Digbeu Caravet et Gohou Michel en promotion pour le film « Bienvenue au Gondwana »

Numéro 2 : On y retrouve un casting de super stars de l’humour africain ! Aucun de la diaspora africaine n’a échappé au Raz-de-marée « Ma famille », une série ivoirienne en immersion dans une société africaine entre tradition et mondialisation. C’est donc avec plaisir qu’on retrouve l’esprit caustique et hilarant du feuilleton dans « Bienvenue au Gondwana » avec Michel Gohou et Digbeu Cravate en tête d’affiche. Ainsi que Delta, Michel Bohiri, Léonard Groguet entre autres personnalités, gages certains du caractère comique de ce long-métrage panafricain.

Numéro 3 : c’est un film engagé ! On rit évidemment mais, pas seulement. Le film de Mamane dénonce la politique françafricaine et la lourde responsabilité de la commission internationale dans le maintien des dirigeants véreux, qu’elle participe elle-même à installer au pouvoir. Par ailleurs, il décrit comment ce système écrase les meilleures volontés, broyant l’idéal de justice et d’équité qui anime quelques rares fonctionnaires. La présence du Reggae man africain  Tiken Jah Fakoly vient renforcer la dimension contestataire de ce projet.

Antoine Duléry incarne Delaville, l'élu d'une petite bourgade française, désigné à la tête de la commission internationale pour els élections au Gondwana

Antoine Duléry incarne Delaville, l’élu d’une petite bourgade française, désigné à la tête de la commission internationale pour els élections au Gondwana

Numéro 4 : C’est un appel à la liberté ! Dans « Bienvenue au Gondwana », pas d’apitoiement ni de plainte sur la difficulté de subir les décisions des dirigeants. Ici, les gens ne sont pas résignés, ils combattent l’oppression et croient en l’avènement d’une république libre. Patience Maïdou, chorégraphe, est la révélation du film. Elle incarne Betty, la jeune révolutionnaire lucide et téméraire qui veut participer au démantèlement de  la dictature du président fondateur. Une occasion également de faire un gentil tacle à cette opposition africaine souvent plus divertissante qu’efficace.

Numéro 5 : C’est un film qui nous valorise. « Bienvenue au Gondwana » est une ode à la jeunesse, un clin d’œil à cette catégorie de la population dominante sur qui tous les espoirs de changement et d’auto-détermination reposent. Au passage, Bienvenue au Gondwana montre à quel point les vestiges de la colonisation sont dépassés et peut-être bientôt vaincus, définitivement.



Rasmané Ouedraogo est l'opposant politique historique du président fondateur

Rasmané Ouedraogo est l’opposant politique historique du président historique

Numéro 6 : Ce type de projets mérite d’être soutenu ! Pour que nous puissions raconter nos histoires. Parce qu’il est  important de voir plus des productions qui nous ressemblent. Parce qu’il est valorisant de nous voir à l’affiche et d’incarner des rôles dignes, drôles mais sans stéréotypes. Parce que nos voulons montrer au monde que nos régions ont du talent ! Soutenir « Bienvenue au Gondwana » c’est permettre d’autres initiatives similaires où l’on est maîtres du récit. C’est aussi prouver que l’Afrique et les africains manient très bien le second degré et imposent la caricature en Afrique, de façon souvent plus audacieuse qu’en Europe. C’est suggérer que peut-être, demain, ces réalisateurs n’auront plus besoin de se cacher derrière l’humour pour raconter la vérité de nos états.

 

Rendez-vous en salles le 12 avril !

A propos de l'auteur :

SK

SK est la rédactrice/ journaliste du secteur Politique, Société et Culture. Jeune femme vive, impétueuse et toujours bienveillante, elle vous apporte une vision sans filtre de l'actualité.

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